Nous allons démarrer une série où je vous propose de découvrir ensemble votre mode de fonctionnement dans une situation, un contexte en particulier.

Vous retrouverez par ailleurs le podcast de cette vidéo au début de l’article, et la transcription ci-dessous.

Comment fonctionnez-vous dans des situations de réussite dans un contexte professionnel, personnel et/ou dans des situations d’échec.

Si vous travaillez en entreprise vous avez peut-être déjà entendu parler des tests MBTI. Ce sont des tests qui, à partir d’une série de questionnaires, de questions auxquelles vous répondez vont vous permettre de comprendre quel est votre profil de personnalité.

Il y a différents types de personnalités qui correspondent à différents fonctionnements :

  • Fonctionnement par rapport à des projets
  • Fonctionnement par rapport à soi même
  • Fonctionnement par rapport à la sociabilité etc.

Ces tests MBTI, comme certains autres outils, sont basés sur ce que nous allons appeler les métaprogrammes.

Qu’est-ce que les métaprogrammes ?

Les programmes sont un peu comme des logiciels qui sont installés en nous. Alors, bien entendu, il faut faire attention : tout comme un ordinateur n’est pas le logiciel, nous ne sommes pas nos programmes. Cela veut dire que ce n’est pas parce que j’ai ce logiciel qui est installé et que je fonctionne de telle façon dans tel environnement que je suis définit par ce comportement. Je ne suis pas mon comportement.
Ces programmes sont des façons dont on a de fonctionner et qui nous permettent dans certaines situations d’exceller, d’être bon, de faire notre travail, d’être sociable ou réservé. Ils peuvent, au contraire, dans certaines situations nous entraver.  Donc, en soi un programme, un logiciel, n’est ni bon ni mauvais, mais il peut par contre être adapté ou moins adapté à une situation pour atteindre un certain objectif.

Ces métaprogrammes sont intéressants pour deux raisons :

Premièrement, nous allons pouvoir apprendre à les déceler soi-même dans son mode de fonctionnement pour ensuite savoir juger, jauger si ils sont adaptés ou s’il peut être intéressant d’essayer de fonctionner autrement dans un contexte en particulier.

Et deuxièmement, cela va nous permettre de comprendre que ce n’est pas parce qu’une autre personne réagit différemment qu’elle est forcément moins bien ou au contraire mieux. C’est peut-être tout simplement qu’elle ne fonctionne pas de la même manière, parce qu’elle n’est pas “branchée” sur le même logiciel ou son programme n’est pas configuré de la même façon.

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Les Métaprogrammes aident beaucoup dans les relations avec autrui.

Par exemple, dans une situation professionnelle ou personnelle, avant de vouloir aller vers le conflit avec une personne, il peut être intéressant de comprendre comment elle fonctionne, de comprendre quelles sont ses clés d’accès aux situations etc. Quels sont ses propres clés et les nôtres afin de pouvoir se mettre en relation et apprendre à se “brancher” sur le mode de fonctionnement de l’autre pour pouvoir aussi s’adapter et puis, communiquer de manière plus efficace.

Sans rentrer dans le détail aujourd’hui, je vous propose quelques exemples de ces programmes.

Un des programmes est “Etre dans le temps ou à travers le temps”.

Etre dans le temps est tout simplement le fait d’être dans l’instant présent.

Par exemple, vous avez sûrement connu, où vous faites peut-être partie de ces personnes qui sont toujours en retard ou qui sont toujours à fond dans ce qu’elles sont en train de faire, et qui, par conséquent peuvent en oublier tout ce qu’il se passe autour et tout ce qu’elles ont comme responsabilités après.

A l’inverse, être à travers le temps est le fait de planifier, d’anticiper.

Par exemple, vous avez des personnes qui sont extrêmement cadrées, qui vont planifier, qui vont déjà savoir au début de leur journée comment elle va se dérouler. Tandis qu’elles sont dans leurs réunions, en train de faire certaines tâches ou téléphoner, ces personnes vont déjà être en train d’anticiper ce qu’il va se passer après : se dire qu’il faut en même temps rappeler maman, faire les courses, préparer la réunion avec le collègue et envoyer le compte rendu avant 17h.

Ces deux configurations du programme sont intéressantes. Pour autant, l’une de ces configurations est plus adaptée dans certains moments. Par exemple pour méditer, pour profiter pleinement d’un moment en famille ou d’une réunion qui se passe bien entre collègues ou aborder un sujet compliqué, il vaut mieux être dans le temps. A contrario, pour pouvoir gérer ses tâches personnelles et professionnelles et pouvoir, par exemple piloter un projet correctement dans le cadre du travail, il peut être intéressant d’être à travers le temps.

Un deuxième exemple rapide : il est 18h30 en plein Paris, vous n’êtes pas loin du Louvre, c’est un endroit où il y a des travaux, où la circulation est complètement bouchée étant donnée l’heure de pointe. Puis, vous voyez cette magnifique voie de bus sur la droite, qui vous sourit, où il n’y a absolument personne et où vous pouvez gagner facilement un quart d’heure voire vingt minutes en l’empruntant.
Une personne A pourrait se dire : “ j’aurais vraiment bien aimé prendre cette voie de bus, gagner 20 minutes pour rentrer chez moi en plus j’en ai assez de ces bouchons. Mais il y a trop de risque, je vais enfreindre la loi, si en plus je me fais arrêter…Tant pis, je reste dans les bouchons.”

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Tandis qu’une personne B pourrait se dire : “ mais que font tous ces gens bloqués derrière le feu, la voie de bus est libre, je la prends et puis je suis rentrée 20 minutes plus tôt chez moi.”

De manière très rapide, ce que nous voyons ici, c’est que la personne A est guidée par ce que nous allons appeler une référence externe. C’est le fait de se conformer à quelque chose qui est extérieur à soi, ici en l’occurrence la loi et qui va faire que cette personne reste dans le droit chemin.
Tandis que la personne B se fiche de la loi, des règles de circulation, ce qui lui  importe est de rentrer 20 minutes plus tôt chez elle. Cette personne est guidée par ce que nous allons appeler une référence interne.

L’exemple est un peu extrême, mais nous verrons plus tard que ces références internes et externes existent aussi dans des situations du quotidien.

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