Dans cette vidéo vous apprendrez à repérer les différentes catégories “d’omissions“, que ce soit dans votre discussion ou dans celle de votre interlocuteur. Nous verrons également quelles sont les solutions pour palier à ces omissions afin d’avoir une communication claire et précise.

Vous retrouverez par ailleurs le podcast de cette vidéo au début de l’article, et la transcription ci-dessous.

Comment repérer les omissions dans une discussion ?

Si vous avez regardé mes précédentes vidéos sur la communication vous savez que les omissions font partie de la deuxième catégorie de biais communication présentée par le méta modèle qui est une grille d’analyse de la communication formalisée par des psychologues aux alentours des années 70.

Il existe 5 catégories d’omissions:

La première catégorie d’omissions est ce que nous allons appeler l’omission simple. C’est lorsqu’il manque un élément, un terme à préciser dans la phrase.

Par exemple dans le cadre professionnel ou personnel : “nous sommes d’accord “ ou “nous ne sommes pas d’accord “
Il est important de préciser les termes pour savoir précisément de quoi nous parlons : “sur quoi sommes-nous d’accord “ ou “sur quoi ne sommes-nous pas d’accord “.

L’omission simple c’est aussi dire : “ je vais faire au mieux pour arriver au plus vite “. Dans cette phrase il y a au moins deux éléments à préciser : Que veut dire “ je vais faire au mieux “ et que veut dire “au plus vite “, est-ce dans une demi-heure, une heure ou dix minutes ? Il faut être sûr d’être bien d’accord sur ces termes et de préciser suffisamment ces éléments au risque de débats, de confusions ou d’énervement.

Que faire lorsque nous avons identifié une omission dans  une phrase ?

Il va falloir poser des questions pour comprendre le contexte et spécifier ce dont nous parlons. Sur quoi sommes-nous d’accord ? Que ça veut dire au plus vite ? Il n’est pas nécessaire de préciser forcément toutes les omissions que vous identifierez, mais vous pouvez préciser systématiquement le contexte pour être sûr que vous avez bien compris et, de la même manière, préciser également ce que vous voulez dire pour être sûr que votre interlocuteur vous comprenne.

La deuxième catégorie d’omissions est ce que nous allons appeler “ le manque de l’indice de référence ”.

Exemple 1 : “ Cela devrait être simple “. Qu’est-ce qui devrait être simple ?
Exemple 2 : “ On se fiche de savoir qui a raison dans cette histoire “. Qui est “ on “ ? “Raison “ à quel propos ? Ici, il y a même différents types de biais de communication dans la même phrase.
Exemple 3 : “ On n’est pas considérés dans cette entreprise “. A nouveau qui est ce “on “ ? Nous pourrions également préciser ce que nous entendons par “ cette entreprise “.

Que faire après avoir identifié une omission ?

Il faut tout simplement poser des questions pour spécifier les indices de référence qui sont imprécis ?
Par exemple ces “ on “, “ceux-là “ ou  “ceux-ci “  que l’on évoque, nous ne savons pas exactement qui ils sont.  Il faut préciser ces éléments afin de savoir progressivement de quoi nous voulons parler.

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La catégorie suivante d’omissions est ce que nous allons appeler le manque du comparatif.

Par exemple, c’est dire “ c’est de pire en pire “. Mais pire par rapport à quoi ? Ou “ tu peux mieux faire “, mais faire mieux par rapport à quoi ? Ou encore des poncifs que nous avons pu entendre parfois du type “ les jeunes sont de plus en plus oisifs “  mais par rapport à quelle référence ou à quelle situation en particulier ?

Ici nous allons tout simplement chercher à préciser le comparatif, l’élément qui n’est pas présent dans la phrase. Ainsi dans une logique d’entonnoir nous allons peu à peu réussir à préciser ce que l’on veut dire ou ce que veut dire notre interlocuteur. Il arrive parfois voire souvent que dans le processus où nous précisons ces éléments, nous nous rendons compte que ce n’était peut-être pas si “ pire “ ou en tout cas pas pire dans toutes les dimensions ou que “ les jeunes ne sont pas devenus si oisifs “  par rapport à avant, ou encore que “ je peux mieux faire “ dans certaines situations uniquement et que dans d’autres à l’inverse je fais déjà mieux.

Abordons ensuite les verbes non spécifiques qui constituent également une catégorie d’omissions. Les verbes spécifiques sont des verbes flous qui parlent d’un processus dynamique mais ne précisent pas la manière spécifique de ce qu’il se passe.

Prenons un exemple dans le contexte professionnel où un supérieur vous dis “ continuez vos efforts “, “ continuez sur ce projet, ça se passe très bien “ que veut dire “ continuer “  précisément ? Nous allons chercher à comprendre ce que veut dire la personne qui nous parle ou si c’est nous qui émettons le message ce que nous voulons dire précisément.

Ces verbes non spécifiques sont souvent utilisés dans des discours et notamment dans des discours politiques : “ il est important de faire progresser notre société vers le meilleur “, “ nous devons continuer nos efforts pour permettre une société plus équitable, plus juste “.

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Vous l’aurez compris il s’agit donc à chaque fois, si l’on veut être sûr de comprendre et d’être compris, de préciser ces termes pour spécifier concrètement ce dont nous parlons.

Enfin la dernière catégorie d’omissions ce sont les nominalisations. C’est le fait d’utiliser un mot qui décrit un processus dynamique en utilisant un substantif ce qui va avoir pour conséquence de figer ce processus.
Par exemple lorsque nous allons dire “ notre communication ne fonctionnent pas du tout “ ou “ le changement c’est maintenant “

Là aussi, il s’agit de poser des questions pour préciser ce dont on parle. Lorsque nous disons “ notre communication est décevante “, est-ce que nous parlons d’un moment en particulier où nous avons échangé des mots, ou parlons-nous de la sensation de ne pas être écoutés ? Il y a beaucoup d’éléments dans le processus de la communication et il va s’agir de comprendre de quoi nous voulons parler précisément.

De même lorsque nous parlons du changement : “ le changement c’est maintenant “, il faut préciser de quel changement nous parlons. Le changement est un terme très large utilisé dans divers domaines, parlons-nous du processus du changement ou des résultats du changement ?  Nous allons donc chercher à préciser la pensée.

Dans la prochaine vidéo, nous aborderons la dernière catégorie des biais de communication : les distorsions.

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Merci et à bientôt pour une nouvelle vidéo !

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