Dans cette dernière vidéo sur la communication et plus particulièrement sur les moyens de communiquer de manière claire et précise, nous allons aborder la dernière catégorie des biais de communication : les distorsions. Vous verrez également quelles questions poser pour remédier à ces distorsions afin d’avoir une communication limpide.

Vous retrouverez par ailleurs le podcast de cette vidéo au début de l’article, et la transcription ci-dessous.

Qu’est-ce que les distorsions ?

Les distorsions sont, en quelque sorte, une déviation entre les données des faits, d’une situation réelle et l’interprétation que nous en faisons.

Nous pouvons identifier quatre types de distorsions :

Le premier type de distorsion sont les présuppositions.

Par exemple lorsque nous allons dire des choses comme “ il ne veut pas réussir ce projet”, “ ce contrat est voué à l’échec “ ou encore “ ça ne vaut pas le coup “.

Il faut alors essayer de trouver l’intention qu’il y a derrière cette affirmation : “ comment sais-tu que ça ne vaut pas le coup ?”, “ comment sais-tu que c’est voué à l’échec ?”.
Ainsi, en allant chercher ce qu’il y a derrière cette structure de surface, nous allons pouvoir parler de croyance, de peur, ou à l’inverse, de croyance aidante, de convictions fortes qui sont importantes pour la personne à qui nous nous adressons ou pour soi-même.

Le deuxième type de distorsion est ce que nous appelons les lectures de pensée.

Par exemple, lorsque nous disons à quelqu’un : “ je sais exactement ce que tu penses ” ou “ je vois que tu ne vas pas bien”. Dans un cadre professionnel, il peut nous arriver de dire : “ je sais que mon équipe m’adore “ ou à l’inverse “ je sais que mon boss me déteste “, ou encore dans une négociation commerciale “ je sais que l’autre partie ne veut pas réussir cette discussion”, “ je sais qu’ils veulent couler notre entreprise “.

Dans ces situations nous allons tout simplement chercher à revenir aux faits réels, poser des questions pour ramener notre interlocuteur ou se ramener soi-même vers les données réelles de la situation et non pas l’interprétation que nous en faisons.

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Le troisième type de distorsion est appelé les relations cause / effet. Cela consiste à créer une relation cause / effet, un lien de causalité entre deux éléments qui sont complètement distincts.

Par exemple dire : “à chaque fois qu’il pleut je suis triste” ou encore “ il ou elle ne réussira pas dans ce poste parce qu’il n’a pas de diplôme “ ou enfin “ à chaque fois que ce collègue arrive dans une réunion ça se passe mal”.

Dans ce cas de figure, nous allons chercher à faire prendre conscience à la personne, ou à soi-même dans un premier temps, de cette relation cause à effet, du fait que nous créons une causalité absolue entre ces éléments et nous allons chercher par ailleurs des contre exemples : “ est-ce qu’à chaque fois que ce collègue est venu en réunion, elle s’est mal passée ? “ N’y a-t-il pas eu une exception? Ou alors, “ n’y a-t-il pas eu une réunion qui s’est mal déroulée alors qu’il n’y était pas ? “.
Ou encore, “ ai-je vraiment été triste à chaque fois qu’il a plu, même lorsque je dormais ? “. Nous pouvons aussi nous demander : “ n’existe-t-il pas des personnes qui n’ont pas de diplômes ou pas forcément les diplômes les plus reconnus pour un certain poste et qui pourtant ont réussi à atteindre leurs objectifs dans le poste qui leur été confié ? “

Enfin, le quatrième et dernier type de distorsion est ce que nous appelons les équivalences complexes. Une équivalence complexe est le fait de faire un lien entre une situation particulière et une affirmation plus globale.

Si vous entendez par exemple : “ ce collègue ne m’a pas dit bonjour ce matin, il ne supporte pas “, c’est une équivalence complexe.
Ou encore un argument régulièrement avancé et discuté dans une négociation commerciale : “ nous ne pouvons pas rediscuter des éléments déjà abordés précédemment sans remettre en cause l’entièreté du contrat “. Est-ce que le fait de discuter d’un point précis remet nécessairement en cause l’intégralité des discussions ou de l’intention pour signer un contrat ou réaliser une négociation ?

Dans cette situation, nous allons tout simplement séparer les deux éléments, et par le questionnement et l’échange, amener la personne ou soi-même à se rendre compte que nous créons une équivalence entre ces deux éléments. Là aussi, nous allons chercher un contre-exemple en se demandant s’il n’y a pas eu des jours où, soit ce collègue vous ai dit bonjour, ou à l’inverse, ne vous a pas dit bonjour mais où vous avez partagé un moment plutôt positif dans la journée.

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Par ailleurs, dans l’exemple de la négociation commerciale nous allons également chercher à séparer les deux termes en disant “ il est important de retravailler ce point précis du contrat parce qu’il nous semble qu’il n’est pas assez équilibré, qu’il n’a pas été suffisamment discuté et pour autant nous sommes complètement investis et nous souhaitons aller au bout de cette négociation commerciale. Nous allons aussi pouvoir aller chercher un contre-exemple de négociation commerciale qui a réussi et dans laquelle on a pu retraiter certains points qui avaient déjà été discutés antérieurement.

A présent, vous connaissez l’ensemble de la grille d’analyse qui vous permet d’être conscient dans une communication, que ce soit vis-à-vis de vous-même ou avec un interlocuteur, des biais de communication qui peuvent apparaître, des éléments qui sont à préciser et à clarifier pour être sûr de comprendre votre interlocuteur ou d’être compris.

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