Dans cet article, vous découvrirez l’auto-hypnose et comment partir à la découverte de votre inconscient


L’hypnose est un monde qui fascine souvent, qui inquiète parfois.

L’auto-hypnose peut constituer une voie rassurante pour entrer dans ce nouvel espace et progresser dans la compréhension de soi.

L’hypnose thérapeutique d’aujourd’hui est largement héritée de Milton Erickson, grand thérapeute du 20e siècle. Elle est en revanche très différente de l’image que l’on peut en avoir via les shows télévisés. Loin de nous faire oublier ou danser en canard, l’hypnose thérapeutique et du développement personnel travaille sur les liens entre notre conscient et notre inconscient, et sur la puissance de ce dernier pour nous changer. En hypnose, vous êtes acteur(rice) de votre changement.

L’auto-hypnose, c’est donc partir à la découverte de nos objectifs et nos envies, aussi bien que de nos fonctionnements et nos croyances. C’est (se) permettre de (se) changer en autonomie,  à un autre niveau et à différents niveaux à la fois.

Qu’est-ce qu’un état de conscience ?

D’un point de vu physique et neurologique, il s’agit d’un rythme cérébral et physiologique propre.

Certains nous semblent évidents : le sommeil, la rêverie, l’état “normal”. Et ce qui le devient lorsqu’on y prête attention, c’est que derrière l’état qui nous semble de prime abord “normal”, entre le réveil et le coucher, se cachent de nombreux états de conscience : lorsque nous nous réveillons, lorsque nous sommes “en pleine forme”, lorsque que nous faisons du sport, que nous sommes plongé(e)s dans une tâche, etc. Certains de ces états sont en fait déjà des états hypnotiques : c’est la “common everyday transe”, par exemple lorsque nous perdons la notion du temps en voiture.

Les effets de l’état hypnotique

Nous pourrions être tentés de dire qu’il existe autant d’états hypnotiques qu’il existe de personnes en état d’hypnose.

En effet, si certains signes extérieurs indiquent “objectivement” l’état de transe – déglutition, respiration ralentie, spasmes légers et involontaires… – l’expérience interne de l’hypnose est propre à chacun. Voici quelques exemples de ce que vous pourriez expérimenter :

  • Mouvements musculaires involontaires, changements dans la respiration et le rythme cardiaque…
  • Modification du champ visuel, “hallucinations” des 5 sens (exemple : sensations, odeur, goût..), transformation de votre dialogue intérieur

En autohypnose, on peut avec l’habitude provoquer ou supprimer certains effets afin de se “créer” l’état qui nous convient

Enfin et surtout, sachez qu’en auto-hypnose, vous maîtrisez à tout moment votre expérience. Vous ne perdez pas conscience – sauf si vous vous endormez – et ne pouvez pas rester “bloqué(e)” en hypnose. En revanche, vous expérimentez un état de conscience différent, une créativité plus grande et la possibilité de transformer réellement vos processus mentaux.

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Rassuré(e) ? C’est parti pour une séance découverte de l’auto-hypnose !

Je vous propose dans cet article une technique d’entrée en auto-hypnose – une technique “d’induction”. Il en existe de nombreuses autres, qui pourront être présentées par ailleurs. Si toutes fonctionnent, chacun découvrira à l’usage celle(s) qui lui conviendra(ont) le mieux, jusqu’à pouvoir rentrer en hypnose en quelques minutes voire secondes.

La technique de la “spirale sensorielle” est inspirée du livre Auto-hypnose de Kévin Finel (président de l’Arche)

Principe : bien que nous disposons de 5 sens, nous sommes souvent focalisés plus particulièrement sur un unique sens. Bien sûr, nous percevons les informations provenant des autres sens, mais tous traitons prioritairement celles issues de notre sens principal. Ainsi, certains seront davantage “auditifs”, d’autres “visuels”, et d’autres encore kinesthésiques (axés sur les sensations). La spirale sensorielle consiste à explorer tous nos sens pour enrichir nos sensations de celles dont nous n’avions pas conscience, et ainsi entrer dans un état intérieur différent.

Lorsque l’on parle de kinesthésique en hypnose, cela intègre les sensations, le toucher, l’odeur et le goût

Identifiez un à un quatre éléments visuels puis faites le lien avec un effet hypnotique

  • Prenez 5 à 10 secondes pour réellement observer chaque élément (exemple : la poignée de la porte, l’arbre derrière la fenêtre, etc) et vous en “imprégner”
  • Liez les éléments entre eux (exemple : Je vois la poignée rouge en métal de la porte… et j’observe le chêne et ses branches derrière la fenêtre…)
  • Une fois les 4 éléments observés, faites un lien de causalité avec un effet hypnotique (exemple : et cela me permet de ressentir une sensation de détente / et ma respiration devient de plus en plus profonde)

Identifiez un à un quatre éléments auditifs puis faites le lien avec un effet hypnotique

  • Prenez 5 à 10 secondes pour réellement observer chaque élément (exemple : un bruit à l’extérieur, le son de votre respiration, etc) et vous en “imprégner”
  • Liez les éléments entre eux (exemple : J’entends une voiture qui passe à l’extérieur… et j’écoute ma respiration qui va et qui vient…)
  • Une fois les 4 éléments observés, faites un lien de causalité avec un effet hypnotique (exemple : et cela permet à ma respiration de devenir de plus en plus profonde)

Identifiez un à un quatre éléments kinesthésiques puis faites le lien avec un effet hypnotique

  • Prenez 5 à 10 secondes pour réellement observer chaque élément (exemple : la sensation de votre pied droit contre le sol, de l’air lorsque vous inspirez) et vous en “imprégner”
  • Liez les éléments entre eux (exemple : Je peux sentir mon pied droit contre le sol… et la sensation de l’air dans mes poumons lorsque j’inspire…)
  • Une fois les 4 éléments observés, faites un lien de causalité avec un effet hypnotique (exemple : et cela me permet de rentrer à mon rythme dans l’état hypnotique qui me convient)
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Recommencez ces étapes avec 3 éléments, puis 2, puis 1.

Vos paupières deviendront probablement lourdes à un certain moment. Vous pouvez fermer les yeux, et noter les éléments visuels que vous percevez à travers vos paupières closes (des couleurs…) ou les représentations que votre imagination vous amène.

Enfin, ce n’est pas grave de perdre le compte à un moment donné. L’essentiel est en revanche de bien s’imprégner de chaque élément observer. Vous n’aurez très rapidement pas besoin d’aller au bout de l’induction pour entrer en état d’hypnose.

Installer des “fusibles”

Le rôle des “fusibles” est simple :assurer que l’expérience de l’auto-hypnose soit agréable et facile.

Ainsi, à la fin de la phase d’induction, vous pouvez par exemple vous dire la phrase suivante : “Inconscient, je te demande de sortir de transe au bout de 20mn. Par ailleurs, je souhaite vivre uniquement des états agréables, et rester dans le présent ou le futur. Enfin, je souhaite retrouver immédiatement tous mes moyens à la sortie de transe”.

Cela pourra vous sembler étrange de vous adresser à votre inconscient. Néanmoins, vous en découvrirez très rapidement les effets. A chacun ensuite de trouver la formulation qui lui convient : “je demande à mon inconscient”, “inconscient, je te demande”…)

Une fois en état d’hypnose, des techniques de changement peuvent être mises en place (voir par exemple l’article “Comment transformer votre petite voix intérieure”). Mais pour le moment, profitez simplement de cet état différent et agréable, et laissez votre inconscient faire le reste.

A vous de jouer !

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