Dans cet article, vous découvrirez comment changer votre perception d’une expérience grâce aux sous-modalités, un élément essentiel de la manière dont notre cerveau traite l’information.

Notre cerveau “encode” d’innombrables informations, qui proviennent de nos différents sens. Notre conscient n’en perçoit lui qu’un nombre bien moins important, après des “filtres” successifs.

Les sous-modalités constituent l’un de ces filtres structurants pour notre expérience.

On classe les sous-modalités en trois catégories :

  • Les “images”, constituées de sous-modalités visuelles
  • Les sons, constitués de sous-modalités auditives
  • Les sensations, constituées de sous-modalités kinesthésiques, olfactives ou gustatives

En synthèse, il s’agit de la manière dont nous percevons le monde via nos 5 sens. Et cette manière de percevoir le monde est propre à chacun.

Définir son sens dominant

Nous avons tous un sens dominant, par lequel nous percevons préférentiellement le monde. Cela ne signifie bien sûr pas que nous ne percevons pas les informations provenant de nos autres sens, mais simplement que nous sommes davantage focalisés sur le sens en question.

Prenons un exemple : trois personnes se remémorent un souvenir commun de vacances au bord de la mer à Granville.

La personne A pourra dire : “Je me rappelle la plage de sable doré, le soleil haut dans le ciel, les gens qui couraient et la clarté de l’eau”. On en déduira que son sens de prédilection est le visuel.

La personne B s’en rappellera-elle en ces termes : “Le bruit des vagues était très agréable, on discutait calmement et je me disais que je passais un bon moment”. C’est une personne davantage auditive.

Enfin, la personne C dira elle : “Le sable chaud était particulièrement agréable, et je me sentais détendu, sauf lorsque j’ai plongé d’un coup dans l’eau fraiche “! Vous l’aurez deviné, cette personne est orientée sur les sensations, elle est “kinesthésique”.

Vous vous demanderez peut-être quelle peut être l’utilité de repérer le sens dominant ?

Il joue en fait – entre autres – un rôle important dans la communication interpersonnelle. Afin de bien se faire comprendre, et de comprendre l’autre, il est intéressant de repérer son propre sens dominant, et celui de l’interlocuteur afin d’aligner nos modes de communication. Vous pourrez ainsi utiliser un champ lexical lié au sens dominant de votre interlocuteur.

Dans une réunion, votre collègue vous demande “Est-ce que tu vois ce je veux dire ?” Vous lui répondez “J’entends, et…” . L’utilisation de mots qui ne sont pas liés au sens dominant de votre interlocuteur peut parfois créer des quiproquo alors que vous partagez le même avis. Si quelqu’un vous demande “Est-ce que tu vois…?”, vous pourrez par exemple lui répondre “C’est clair”

Identifier votre sens dominant

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Pour cela, procédez comme dans l’exemple mentionné plus haut. Remémorez-vous un souvenir, et prenez le temps d’identifier les éléments qui vous reviennent, et dans quel ordre.

“Jouer” sur les sous-modalités

Identifier les sous-modalités

Pour chaque sens dominant, on peut distinguer des “sous-modalités”.

Ainsi, si lorsque vous vous remémorez un souvenir – positif – prenez le temps d’observer votre représentation interne de ce souvenir :

  • L’image est-elle figée, ou s’agit-il plutôt d’un film ?
  • Quelle taille a l’image ou le film ? Prend-elle tout le champ visuel, ou seulement une partie?
  • Est-elle en 2D, en 3D (c’est à dire avec de la profondeur) ?
  • Est-elle en couleurs, en noir et blanc ?

Tous ses éléments constituent des sous-modalités visuelles.

Procédez de la même manière avec les sons . Voici quelques exemples de sous-modalités auditives.

  • Quels bruits y-a-t-il ? Vous pouvez en ajouter s’il n’y en a pas
  • Où se situent-ils dans votre espace intérieur ?
  • Sont-ils forts ou au contraire feutrés ? Graves ou aigus ?
  • ….

Enfin, faites de même avec les sensations et les émotions.

  • Où se passent-elles dans votre corps ?
  • Quelle est leur température ? Leur consistance ?
  • Quelle forme ont-elles ?

La combinaison de sous-modalités visuelles/auditives/kinesthésiques qui fait l’expérience et le souvenir est propre à chacun. Il est très intéressant de partir  à la découvertes des sous-modalités, pour ensuite pouvoir agir sur la perception que nous avons des expériences.

Comment agir sur notre expérience à partir des sous-modalités ?

Nous ne pouvons pas modifier le contenu d’une expérience. En revanche, nous pouvons modifier la perception que nous en avons.

Comment ? En travaillant justement sur les modalités.

Reprenons l’exemple ci-dessus.

Vous avez identifié les sous-modalités propres à votre expérience. Replongez-vous dans ce souvenir positif, et prenez à présent le temps de modifier les sous-modalités :

  • Visuelles
    • Si l’image ou le film est en couleur, basculez en noir et blanc. Et inversement
    • Si c’est un film, faites un arrêt sur image. Si c’est une image, faites en un film, donnez du mouvement
    • Si l’image ou le film prenait une partie seulement de votre champ visuel, agrandissez jusqu’à ce qu’elle/il prenne tout votre champ visuel
    • Amusez-vous, testez, prenez à chaque fois le temps d’observer ce qui change de votre ressenti, puis revenez à la situation initiale
  • Auditives
    • S’il n’y a pas de bruit, ajoutez-en. Ou l’inverse.
    • Si les bruits sont graves, rendez les aigus. S’ils sont forts, rendez-les faibles, voire imperceptibles
    • Déplacez la localisation de ces bruits dans votre espace intérieur
    • Revenez ensuite à la situation initiale, après avoir observé ce que cela produit en vous
  • Kinesthésiques & sensations
    • Déplacez les sensations : si vous sentiez quelque chose au niveau du ventre, déplacez ce quelque chose dans le bras, la jambe…
    • Modifiez la température, la consistance…
    • Ajouter une odeur, un goût, modifiez-les, supprimez-les
    • A nouveau, revenez à la situation initiale
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Prenez le temps de tester les différentes sous-modalités, et amusez-vous à constater ce qui change en vous, dans votre perception et vos sensations. Vous pouvez si vous le souhaitez conserver les modifications visuelles/auditives/kinesthésiques qui sont bénéfiques et améliorent votre expérience.

Cet outil très simple est en fait très puissant pour travailler sur nos ressentis et nos émotions grâce à une meilleure compréhension de nos fonctionnements internes.

N’hésitez pas à en user et en abuser pour travailler sur vos expériences afin d’en retirer ce que vous souhaitez !

A vous de jouer !

 

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